Comprendre le risque de VIH : comment fonctionnent les chiffres

Un guide en termes simples sur la probabilité de transmission par acte.

Quand on se demande « quel est mon risque d'avoir attrapé le VIH ? », on veut généralement une réponse simple, oui ou non. La réponse honnête est une probabilité, et comprendre comment elle est construite rend l'estimation beaucoup moins effrayante et beaucoup plus utile.

Le risque se mesure par acte

Les épidémiologistes expriment le risque de transmission du VIH comme la probabilité que le virus passe lors d'une seule exposition avec une personne qui a le VIH et dont la charge virale n'est pas contrôlée par un traitement. Ce sont des moyennes mesurées sur de grandes populations, pas des certitudes sur un épisode particulier. Les estimations par acte les plus citées sont les suivantes :

Ces chiffres proviennent d'organismes de santé publique comme les CDC. Ils concernent une personne qui a le VIH et ne suit pas de traitement efficace. Si le statut de votre partenaire est inconnu, le risque réel dépend aussi de la probabilité que cette personne ait le VIH, et c'est là qu'interviennent les données de prévalence locales.

Pourquoi « par acte » compte

Une seule exposition à 1 risque sur 70 n'équivaut pas à dix. Le risque s'accumule au fil des expositions répétées, mais pas par simple multiplication, car chaque acte est une probabilité indépendante. C'est pourquoi notre calculateur demande combien d'expositions ont eu lieu : deux rapports identiques comportent un risque cumulé plus élevé qu'un seul.

Ce qui augmente le risque

Ce qui diminue le risque, parfois de façon spectaculaire

Lire une probabilité avec bon sens. Un pourcentage « faible » ne veut pas dire zéro, et un pourcentage « élevé » ne veut pas dire certitude. Le seul moyen de connaître votre statut est de faire un test. Utilisez l'estimation pour décider avec quelle urgence agir, pas comme un verdict.

Que faire de votre estimation

Si une exposition récente semble importante, deux questions urgentes se posent : un traitement post-exposition (TPE) peut-il encore aider (en France et en Suisse, il doit commencer au plus tard dans les 48 heures, idéalement dans les 4 heures ; 72 heures en Belgique et au Québec), et quand faut-il faire un test ? Nos guides complémentaires répondent à ces deux questions.

Sources : estimations des CDC sur le risque de transmission du VIH ; recommandations de l'OMS sur le VIH. Cet article est éducatif et ne remplace pas un avis médical.